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Alice Feeney : La reine (très cruelle) du twist psychologique
Si tu aimes les thrillers qui te font dire « attends… quoi ?! » à haute voix, Alice Feeney est clairement une autrice à mettre en haut de ta PAL – Pile à Lire.
Ses romans te baladent sans cesse : narration en puzzle, vérités contradictoires, souvenirs mensongers, personnages que tu crois comprendre… jusqu’à la page suivante.
Je te propose un tour complet de son univers : son parcours, ses livres traduits en français et les raisons de son immense popularité.
Sommaire
Qui est Alice Feeney ?
Alice Feeney est une autrice britannique spécialisée dans le thriller psychologique, reconnue pour ses intrigues complexes et ses twists « coup de massue ». Avant de se consacrer à l’écriture, elle a travaillé environ quinze ans comme journaliste et productrice pour la BBC.
Cette expérience médiatique transparaît dans ses livres : rythme très maîtrisé, sens du cliffhanger et surtout une obsession pour la narration (qui parle ? pourquoi ? que te cache-t-on ?). Sur son site presse, elle est présentée comme une autrice bestseller (New York Times / Sunday Times) dont les romans ont été traduits dans de nombreuses langues et largement optionnés pour l’écran.
Ce qui caractérise son style (et pourquoi tu deviens accro) :
- Twists inattendus : elle adore te faire croire que tu as compris… puis tout bouleverser
- Narrations non linéaires : présent, passé, journaux intimes, lettres… tout s’imbrique
- Narrateurs peu fiables : tu es souvent coincé(e) dans un esprit qui doute, dissimule ou se ment à lui-même. Le thriller « Parfois je mens » en est l’exemple parfait
- Ambiance « domestic noir » : couples, secrets, identité, manipulation, violence feutrée — avec parfois un huis clos saisissant (tempête, île, maison isolée…)
Une autrice primée et comparée aux plus grands
Côté distinctions, Feeney a accumulé plusieurs sélections et nominations prestigieuses :
- Goodreads Choice Awards (Mystery & Thriller) : « Parfois je mens » (« Sometimes I Lie ») figure parmi les finalistes en 2018
- International Thriller Writers Awards (2022) : « Dix ans, noces de sang » (« Rock Paper Scissors » apparaît dans la sélection « Best Hardcover Novel »
- CrimeFest (Sounds of Crime Award) : « Parfois je mens » (« Sometimes I Lie ») a été présélectionné pour le format audio
Au-delà des prix, elle est souvent comparée aux grandes références du « domestic noir » comme Gillian Flynn (Gone Girl) ou Paula Hawkins (La Fille du train). Éditeurs et critiques utilisent d’ailleurs explicitement ces comparaisons pour définir l’expérience de lecture qu’elle offre.
Pourquoi lire les livres d'Alice Feeney ?
Voici ce qui rend les livres d’Alice Feeney si addictifs et plébiscités par les lecteurs :
- Lisibilité & efficacité : chapitres courts, tension constante, « encore un chapitre » garanti
- Twists dignes d’une série TV : tu lis comme tu binge-watch ta série préférée
- Thématiques universelles : couple, image publique, secrets de famille, trauma — ça parle à tout le monde
- Éditions soignées et présence établie en France : publiés chez Hauteville (collection Suspense), ses livres bénéficient d’un catalogue solide et régulier
Quels livres d'Alice Feeney sont traduits en français ?
Si tu aimes les retournements de situation qui te laissent bouche bée, Alice Feeney est l’autrice qu’il te faut.
Découvre ses romans traduits en français qui ont captivé des milliers de lecteurs et fait d’elle une référence incontournable du thriller psychologique.
Prépare-toi à des retournements vertigineux et à une lecture addictive.
Chaque roman se lit indépendamment : libre à toi de choisir par lequel commencer. Toutefois, suivre l’ordre de publication te permettra d’apprécier pleinement l’évolution de son écriture.
« Parfois je mens » (« Sometimes I Lie ») : le thriller qui te fait douter de tout… même de toi
Amber est coincée dans un lit d’hôpital, dans le coma. Elle ne peut ni bouger ni parler… mais elle entend tout. Les voix autour d’elle, les silences trop longs, les petites phrases qui sonnent faux. Et surtout : cette sensation terrible que l’accident n’en était peut-être pas un.
Entre le présent immobile, la semaine avant le drame et des pages de journal intime, tu avances comme dans un labyrinthe. Le genre d’histoire où tu te dis « OK, j’ai compris »… avant de réaliser que non. Pas du tout.
Pourquoi tu vas adorer « Parfois je mens » : une structure narrative éclatée + une narratrice (très) peu fiable + des twists qui frappent fort.
« Je m’appelle Amber Reynolds.
Il y a trois choses que vous devez savoir à mon sujet :
je suis dans le coma ; mon mari ne m’aime plus ; parfois, je mens…
Plongée dans le coma à la suite d’un terrible accident, Amber, 35 ans, est prisonnière de son corps dans une chambre d’hôpital. Elle ne peut plus ni parler ni bouger, mais elle entend tout. Elle n’a pas la moindre idée de ce qui s’est passé. Pourtant, quelque chose lui dit que son mari n’y est pas étranger. Si elle veut avoir une chance de s’en sortir vivante, elle a intérêt à aller vite, très vite, pour reconstituer le fil des événements et comprendre d’où vient la menace. Entre le présent paralysé, la semaine qui a précédé l’accident et les extraits d’un journal intime d’adolescence, la quête de la vérité s’apparente à un puzzle machiavélique en trois dimensions. »
« Lui & Moi » (« His & Hers ») : deux versions, une vérité… et beaucoup de mensonges
Une journaliste revient dans le village qu’elle a juré de ne plus jamais revoir. Cette fois, ce n’est pas pour régler des comptes avec le passé : c’est pour couvrir une série de meurtres. Le problème ? Le flic en charge de l’enquête n’est autre que son ex. Et entre eux… tout n’est pas enterré.
Tu alternes entre leurs points de vue, comme si tu regardais deux caméras braquées sur la même scène — mais qui ne filment pas le même récit. Qui manipule qui ? Qui cache quoi ? Et surtout : qui dit vraiment la vérité ?
Pourquoi tu vas adorer « Lui & Moi » : tension émotionnelle + duel de narrations + ambiance « petite ville où tout le monde sait tout… sauf toi ».
« Il y a toujours deux versions d’une même histoire…
Anna Andrews s’était juré de ne plus jamais remettre les pieds à Blackdown, ce village où elle a grandi et vécu un cauchemar qu’elle n’est pas près d’oublier. Pourtant, c’est précisément à Blackdown qu’on retrouve une femme sauvagement assassinée. Anna, correspondante pour la BBC, n’a d’autre choix que se rendre sur place pour couvrir l’affaire.
Elle est sous le choc en découvrant l’identité de la victime : il s’agit d’une de ses amies d’adolescence. L’inspecteur en charge de l’affaire, Jack Harper, connaît bien la victime, lui aussi, il est même le dernier à l’avoir vue en vie. Jack et Anna vont passer quelques nuits blanches à Blackdown. D’autant plus que le tueur ne s’arrête pas en si bon chemin : les meurtres se multiplient et Anna pourrait bien être la prochaine sur la liste… »
Bonne nouvelle pour les fans du livre : La série adaptée du thriller « Lui & Moi » est disponible sur Netflix depuis le 8 janvier 2026.
« Dix ans, noces de sang » (« Rock Paper Scissors ») : un week-end en amoureux qui vire au cauchemar
Un couple qui se fissure, dix ans de mariage, une dernière chance : un week-end en Écosse, dans un endroit isolé, pour « se retrouver ». Le plan parfait, sur le papier.
Mais très vite, tu sens que quelque chose est orchestré. Les non-dits deviennent des armes. Les petites habitudes prennent un goût sinistre. Et tu réalises que cette escapade romantique n’est peut-être pas une tentative de réconciliation… mais un règlement de comptes.
Pourquoi tu vas adorer « Dix ans, noces de sang » : un huis clos glacial + des secrets de couple + une ambiance paranoïa à couper au couteau.
« Dix ans de mariage.
Dix ans de secrets.
Un anniversaire qu’ils n’oublieront jamais.
Mariés depuis dix ans, Adam et Amelia ont connu des jours meilleurs. Adam a sacrifié sa vie de couple sur l’autel de sa carrière de scénariste. Le week-end en Écosse qu’ils viennent de gagner est sans doute la meilleure chose qui puisse leur arriver pour prendre un nouveau départ. À chaque anniversaire, le couple échange les traditionnels cadeaux de mariage, et Amelia écrit à son mari une lettre qu’elle ne le laisse jamais lire. Jusqu’à maintenant.
Ont-ils vraiment gagné ce week-end par hasard ? Il semblerait que quelqu’un épie leurs moindres faits et gestes. Quelqu’un qui semble bien décidé à faire en sorte que cet anniversaire soit le dernier.
Alice Feeney se livre à une impitoyable autopsie du couple servie par un suspense ébouriffant. »
« Daisy Darker » : une île, une famille, et un compte à rebours mortel
Une famille qui se supporte à peine se réunit pour un anniversaire sur une île. Une maison au milieu de nulle part. La marée qui monte et coupe toute issue. Et une atmosphère tellement lourde que tu sens qu’un drame va éclater… c’est juste une question de temps.
Puis ça commence. Un événement. Puis un autre. Et tu réalises que ce n’est ni « un accident », ni « un hasard ». Quelqu’un joue avec eux. Et toi, tu es coincé(e) dans cette maison avec des secrets de famille qui empoisonnent l’air.
Pourquoi tu vas adorer « Daisy Darker » : vibes Agatha Christie version sombre + ambiance oppressante + révélations en cascade.
« Dans quelques heures, ils seront coupés du monde.
Demain matin, plus rien ne sera comme avant…
Perchée sur une île des Cornouailles, Verdemer, la demeure ancestrale de la famille Darker, est chaque jour prise au piège de la marée montante. Le soir d’Halloween, les Darker s’y réunissent pour la première fois depuis des années pour fêter les quatre-vingts ans de leur grand-mère. Daisy y retrouve un père distant, une mère glaciale, ses deux soeurs, sa nièce et Conor, un ami de la famille. Tous ont quelque chose à cacher.
Alors que la tempête fait rage au-dehors, les invités sont tués, les uns après les autres, au rythme d’une comptine mystérieuse. Pour démasquer le meurtrier, il faudra d’abord percer à jour le sombre secret de Daisy Darker. »
« Good Bad Girl » : trois femmes, deux cadavres et une vérité à facettes multiples
Une vieille dame qui refuse de s’effacer, une aide-soignante qui cache bien son jeu, une femme en quête désespérée de quelqu’un… ou de quelque chose. Le tout, autour d’une disparition et de deux morts qui soulèvent plus de questions qu’elles n’apportent de réponses.
Tu avances avec plusieurs points de vue et à chaque chapitre tu te dis : « OK, maintenant je comprends. » Spoiler : tu comprends surtout que tu ne sais rien. Et c’est exactement pour ça que tu ne peux pas lâcher ce thriller.
Pourquoi tu vas adorer « Good Bad Girl » : une narration chorale + des personnages ambigus + un rythme très addictif.
« Trois suspects. Deux meurtres. Une seule victime.
Que feriez-vous, si votre propre fille vous enfermait de force dans une maison de retraite, où il se dit que la directrice élimine ses résidents un par un ?
Pour Edith, une dynamique octogénaire placée là contre son gré par sa fille, Clio, il n’y a qu’une solution : elle doit s’évader au plus vite, pour ne pas finir assassinée comme sa voisine de chambre. Pour cela, elle peut compter sur la complicité de Patience, une jeune aide-soignante, qui pourtant lui ment sur toute la ligne.
Lorsqu’une nouvelle mort suspecte frappe l’établissement, Patience, Edith, Clio et Frankie, une femme en quête de sa fille fugueuse, toutes présentes lors des faits, se retrouvent mêlées à l’enquête. Elles ont toutes une raison de mentir. Car parfois, de bonnes personnes font de mauvaises actions… »
« Beautiful Ugly » : quand l'illusion se brise, le pire s'immisce
Grady, auteur à succès, reçoit un appel de sa femme… puis elle disparaît. Un an plus tard, rongé par le chagrin, il s’exile sur une île écossaise pour écrire. Un endroit brumeux, isolé, parfait pour se reconstruire.
Sauf que rien ne se reconstruit quand tu commences à voir l’impossible. Des indices. Des coïncidences trop nombreuses. Et surtout… une présence qui te fait croire qu’on a réécrit ton histoire.
Pourquoi tu vas adorer « Beautiful Ugly » : ambiance sombre + suspense psychologique + l’impression constante que « quelque chose cloche ».
« Si les femmes pensent que leurs maris finiront par changer, elles se mettent le doigt dans l’oeil.
Et si les maris pensent que leurs femmes ne changeront jamais, ils risquent d’être fortement déçus.
Grady Green, auteur à succès, pense vivre le plus beau jour de sa carrière. Mais alors qu’il appelle sa femme, Abby, journaliste intrépide, il l’entend freiner, sortir de voiture… puis plus rien. Sur place, Abby s’est volatilisée. Voiture, téléphone, fish and chips sur le siège passager : tout est là. Sauf elle.
Un an plus tard, toujours hanté par ce mystère, Grady se retire sur une île écossaise isolée pour écrire. Mais dans ce décor sombre et brumeux, quelqu’un semble décidé à le terroriser en glissant d’anciens articles d’Abby sous sa porte. Et il jurerait avoir aperçu le sosie parfait de son épouse disparue… Hallucination, manipulation ou vérité enfouie ? Et si Abby ne lui avait pas tout dit ? »
Alice Feeney n’écrit pas des thrillers… elle écrit des pièges psychologiques dont tu ne ressors pas indemne.
Ses romans t’entraînent dans un dédale de non-dits et de révélations, te manipulent avec virtuosité, puis te laissent au bord du gouffre, complètement retourné(e). Et toi ? Tu en redemandes.
Que tu te lances avec « Parfois je mens » et ses narrateurs imprévisibles, « Lui & Moi » et son jeu troublant de perspectives ou « Daisy Darker » et son huis clos oppressant digne d’Agatha Christie… un constat s’impose : plus aucun thriller ne te semblera pareil après.
Alors accroche-toi. Installe-toi confortablement. Et retiens bien ceci : chaque page cache un mensonge. Y compris celle que tu es en train de lire.
