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Films de Jenna Ortega en 2026 : l'année qui pourrait redéfinir sa carrière ?
Après Wednesday, Jenna Ortega aurait pu surfer sur la vague. Elle a préféré tout miser sur la diversité : science-fiction, thriller psychologique, comédie noire… 2026 en est la preuve.
Elle enchaîne les projets qui l’éloignent de son titre de « Scream Queen » : auteurs reconnus, univers de genre, partenaires de jeu qui pèsent lourd.
Je passe en revue les films confirmés de Jenna Ortega prévus en 2026 : détails sur l’intrigue, le casting, le tournage et ce que ces choix révèlent de sa carrière.
Sommaire
Klara et le Soleil
Klara et le Soleil, adaptation du roman Klara and the Sun de Kazuo Ishiguro, pourrait marquer un tournant dans la carrière de Jenna Ortega. Après des rôles sombres, tourmentés ou sarcastiques qui ont largement façonné son image, l’actrice s’aventure ici dans un registre presque opposé : une science-fiction intime, lumineuse et profondément mélancolique, où l’émotion naît moins des grands effets que des regards, des silences et des gestes retenus.
Le film sortira dans les salles françaises le 21 octobre 2026, deux jours avant sa sortie américaine fixée au 23 octobre. D’une durée annoncée de 1 h 56, il est présenté comme un mélange de drame, de comédie et de science-fiction. La première bande-annonce officielle confirme surtout que le projet ne cherche pas à ressembler à un blockbuster futuriste classique : la technologie est bien présente mais elle sert avant tout à parler de solitude, de deuil, de famille et du besoin presque universel d’être aimé.
L’histoire se déroule dans un futur proche, à la fois familier et légèrement décalé. Klara est une « Amie Artificielle » : un robot humanoïde fonctionnant à l’énergie solaire, conçu pour accompagner les adolescents isolés. Elle passe d’abord ses journées derrière la vitrine d’un magasin, à observer les passants en espérant être choisie. Loin d’une intelligence artificielle froide et toute-puissante, Klara découvre le monde avec une curiosité presque enfantine. Elle saisit vite certaines émotions, mais continue d’interpréter les comportements humains avec une logique littérale, innocente, parfois désarmante.
Sa vie bascule lorsqu’elle rencontre Josie, interprétée par Mia Tharia. L’adolescente, fragile et malade, ressent immédiatement une proximité particulière avec elle. Klara est alors accueillie chez Josie par sa mère, Chrissie, incarnée par Amy Adams. Mais ce foyer est tout sauf apaisé : la relation mère-fille est tendue, la famille porte les traces d’une perte douloureuse, et chacun semble tenter de survivre à sa manière. Klara, censée n’être qu’une simple présence, devient peu à peu essentielle. Sa loyauté, son émerveillement et sa façon très pure de croire en l’autre commencent à réparer quelque chose que les humains de la maison n’arrivaient plus à exprimer.
Le soleil, d’ailleurs, occupe une place bien plus grande qu’une simple source d’énergie. Pour Klara, il devient presque une puissance bienveillante : une force capable de nourrir, de guérir, et peut-être même de sauver Josie. Son raisonnement a quelque chose de naïf, mais aussi de spirituel. À travers cette croyance, l’histoire interroge la frontière entre programmation et foi : Klara agit-elle parce qu’elle a été conçue pour protéger les humains, ou parce qu’elle éprouve réellement de l’amour pour eux ? Le film ne semble pas vouloir apporter de réponse simple. Il s’attarde plutôt sur une question plus troublante : si les actes, le dévouement et la souffrance sont sincères, l’origine artificielle des émotions a-t-elle encore de l’importance ?
L’univers visuel s’éloigne aussi des clichés habituels de la science-fiction. Taika Waititi imagine un futur rétro, coloré, avec une légère inspiration années 1960. Dans ce monde, certains enfants sont génétiquement modifiés pour accroître leurs capacités scolaires, tandis qu’Internet a disparu du quotidien. Plutôt que d’encombrer chaque décor d’écrans holographiques, de néons ou de machines spectaculaires, le film semble privilégier les paysages, les intérieurs domestiques et les espaces ouverts. Ce contraste confère au récit une étrangeté discrète : tout paraît presque normal, jusqu’au détail qui rappelle combien cette société a changé.
Pour Jenna Ortega, interpréter Klara constitue un véritable défi. Elle ne peut pas s’appuyer sur l’ironie mordante de Wednesday Addams, sur la colère ou sur de grandes explosions émotionnelles. Klara est attentive, polie, droite, parfois presque immobile — sans jamais devoir paraître vide. Tout tient à de minuscules variations : une hésitation avant de répondre, un mouvement de tête, une façon d’observer une pièce, ou de sourire sans comprendre tout à fait pourquoi les humains sourient.
Ortega a expliqué avoir observé ses jeunes neveux et nièces pour retrouver leur liberté, leur naïveté et leur manière spontanée de pardonner. Elle et Waititi ont aussi travaillé pour que Klara reste suffisamment humaine pour créer un lien immédiat avec le public. L’équipe avait notamment envisagé de retoucher numériquement ses yeux dans chaque plan, avant d’abandonner l’idée, jugée trop artificielle et émotionnellement distante. L’objectif n’était donc pas de transformer Jenna Ortega en créature mécanique, mais de laisser planer un léger doute dans sa posture, son rythme et sa manière de regarder le monde.
Cette approche pourrait révéler une facette encore peu explorée de l’actrice. Ortega décrit Klara comme l’exact opposé de Wednesday : solaire, émerveillée, généreuse, tournée vers les autres. Après avoir souvent été associée à des adolescentes angoissées ou rebelles, elle incarne ici un personnage incapable de cynisme. Cette douceur ne rend pourtant pas le rôle plus facile : elle exige au contraire une grande précision, car Klara doit évoluer sans, du jour au lendemain, se comporter comme une humaine ordinaire. Elle apprend, s’attache et souffre, tout en conservant cette manière singulière de percevoir les relations humaines.
Taika Waititi réalise le film et cosigne le scénario avec Dahvi Waller. Le cinéaste présente Klara et le Soleil comme l’un de ses projets les plus dramatiques. Il avait d’abord envisagé d’y injecter davantage de son humour habituel, notamment autour du comportement des robots, avant de comprendre que cela risquait d’affaiblir la délicatesse du roman. Le film devrait conserver quelques touches comiques, sans sacrifier sa dimension contemplative et émotionnelle.
Autour de Jenna Ortega, le casting réunit Amy Adams (Chrissie), Mia Tharia (Josie), Aran Murphy, Natasha Lyonne et Steve Buscemi. La présence d’Amy Adams est particulièrement prometteuse : son personnage paraît tiraillé entre l’amour immense qu’elle porte à sa fille, la peur de la perdre et des choix moralement plus ambigus. La relation entre Chrissie et Klara pourrait ainsi compter parmi les axes les plus complexes du film, chacune cherchant à sauver Josie pour des raisons profondément différentes.
Le tournage s’est déroulé au début de l’année 2024 en Nouvelle-Zélande, pays natal de Taika Waititi. Certaines scènes ont été filmées près de Wānaka, sur le site de Silverlight Studios, sous le titre provisoire Tears and Rain, avant que la production ne se poursuive notamment dans la région d’Auckland. Les décors naturels de Wānaka auraient été privilégiés pour leurs paysages plutôt que pour leurs infrastructures, ce qui renforce l’idée d’une science-fiction pensée autour de la nature, de la lumière et des grands espaces.
Si le film parvient à trouver son équilibre entre la sensibilité d’Ishiguro, l’univers de Waititi et la performance très contenue d’Ortega, il pourrait devenir bien plus qu’un simple nouveau rôle marquant dans sa filmographie. Il montrerait qu’elle est capable de porter un récit calme, philosophique et émotionnellement complexe, sans s’appuyer sur l’esthétique gothique ni sur l’intensité qui ont fait sa popularité. Klara ne crie pas, ne menace personne et ne cherche pas à dominer une scène : elle observe, elle croit, elle aime. Pour Jenna Ortega, réussir à rendre cette présence artificielle plus humaine que les humains qui l’entourent pourrait bien compter parmi ses performances les plus marquantes.
The Gallerist
Voilà un film qui fait déjà beaucoup parler de lui, et pour cause. The Gallerist est une satire mordante du milieu de l’art contemporain, réalisée par Cathy Yan (la cinéaste derrière Birds of Prey), avec un casting digne d’une soirée VIP à Art Basel : Natalie Portman, Jenna Ortega, Sterling K. Brown, Zach Galifianakis, Da’Vine Joy Randolph, Catherine Zeta-Jones, Daniel Brühl et même Charli XCX.
L’histoire suit Polina Polinski (Natalie Portman), la propriétaire d’une galerie de Miami au bord de l’implosion à l’approche d’un événement majeur à l’Art Basel. Les egos s’entrechoquent, les médias s’emballent et quand une œuvre un peu trop « réaliste » fait sensation, les gros requins du marché de l’art rappliquent. Bref, c’est le chaos total dans l’univers bling-bling et survitaminé de Miami.
Jenna Ortega incarne Kiki Gorman, l’executive director de la galerie — pas une simple assistante mais le véritable bras droit de Polina qui gère les urgences, la logistique et les catastrophes de dernière minute. Kiki a grandi dans le monde de l’art et sa tante (Catherine Zeta-Jones) est une marchande influente… tout juste sortie de prison. Quand tout s’effondre, elle devient la voix de la raison — celle qui tente de contenir les dégâts — tandis que Polina refuse de lever le pied, au risque d’aggraver la situation.
L’intrigue démarre quand l’odieux influenceur Dalton Hardberry (Zach Galifianakis) insiste pour obtenir une visite privée d’une exposition de l’artiste émergente Stella Burgess (Da’Vine Joy Randolph). Il ne se doute pas qu’il va bientôt mourir pour son art. Son corps devient alors le dernier casse-tête de Polina et Kiki. La mort de Dalton est délibérément annoncée, avec une montée en tension progressive, avant que le thriller comique et loufoque de Cathy Yan ne prenne rapidement de l’ampleur.
Tourné entre décembre 2024 et début février 2025, The Gallerist fera sa première mondiale au festival du film de Sundance le 24 janvier 2026, avant sa sortie en salles plus tard dans l’année. Sa sélection à Sundance suggère un film « prestige pop » : suffisamment grand public pour faire le buzz mais avec assez de piquant pour séduire les cinéphiles.
Pour Jenna Ortega, c’est un moment clé de sa carrière. Si The Gallerist marche bien, elle prouvera qu’elle peut tenir tête à Natalie Portman dans une satire adulte aussi facilement qu’elle cartonne dans l’horreur ou le fantastique. Portman elle-même l’a confirmé à Sundance, la qualifiant de « such a fucking great actress » — putain de super actrice — et ajoutant qu’elle est « so bright and so knowledgeable about film » — tellement brillante et cultivée en matière de cinéma — et « tellement investie et concentrée sur le plateau de tournage ».
The Great Beyond
Prépare-toi : J.J. Abrams revient en force avec The Great Beyond, un projet fantasy/aventure qui a longtemps circulé sous le titre de travail Ghostwriter avant de changer de nom.
L’intrigue ? Mystère total — et c’est exactement la marque de fabrique d’Abrams. Ce qu’on sait, c’est que c’est un gros film fantasy tourné entre le Royaume-Uni (notamment en Écosse) et les États-Unis, avec Glen Powell, Jenna Ortega, Emma Mackey et Samuel L. Jackson au casting. Rien que cette équipe, ça donne envie.
Le rôle de Jenna reste secret pour le moment mais en connaissant le style d’Abrams, on peut parier sur un personnage important dans l’histoire.
Une date de sortie circule — le 13 novembre 2026 — mais elle n’a pas encore été annoncée officiellement.
Cette stratégie, c’est du pur Abrams : tournage international, zéro info, plein de rumeurs et l’excitation qui monte petit à petit.
The Great Beyond pourrait bien être LE film qui la fait passer dans une autre dimension — celle des actrices capables de porter un gros film à succès mondial.
C’est son entrée affirmée dans le monde des blockbusters. Après Beetlejuice Beetlejuice, elle confirme qu’elle peut porter des films à gros budget — et ça pourrait changer pas mal de choses pour elle.
FUN FACT
C'est pour le tournage de « The Great Beyond » que Jenna a décoloré ses sourcils — un détail qui a immédiatement fait réagir les réseaux sociaux dès ses premières apparitions publiques. Le résultat est frappant : cela adoucit ses traits et lui donne un côté plus éthéré, un peu futuriste.
Ce qui est intéressant, c'est que ce n'était pas juste un délire esthétique personnel : c'était une décision prise pour le film, pour coller à l'univers et à son personnage. Mais apparemment, elle a tellement accroché qu'elle n'a pas fait machine arrière une fois le clap de fin donné. Elle a gardé les sourcils décolorés bien après, comme si « The Great Beyond » lui avait laissé une petite marque.
Au final, c'est un petit changement qui saute aux yeux et qui illustre bien où elle en est en ce moment — elle expérimente, se réinvente, ose et assume pleinement ces nouvelles versions d'elle-même, que ce soit à l'écran ou sur les tapis rouges.
Shutout
Après l’art contemporain, le blockbuster et la science-fiction, Jenna Ortega se lance dans un tout nouveau registre avec Shutout, un drame tendu et électrisant qui plonge dans l’univers impitoyable du billard et des paris illégaux.
Réalisé par David O. Russell sur un scénario d’Alejandro Adams, le film suit Jake Kejeune (Robert De Niro), l’un des derniers grands arnaqueurs du billard (pool hustler) — un art en voie de disparition, fait de coups brillants et de manipulations calculées. Après des années de hauts et de bas, Jake croise le chemin de Mia (Jenna Ortega), une jeune joueuse incroyablement douée. Impressionné par son potentiel brut, il décide de la former pour en faire une championne. Mais cette descente dans les parties clandestines à gros enjeux les confronte à un dilemme : jusqu’où aller pour gagner ? L’ambition dévorante de Mia finira-t-elle par se retourner contre celui qui l’a révélée ?
Mia est un personnage fascinant : un talent fou, une faim de victoire insatiable, une ascension fulgurante… mais aussi dangereusement capable de détruire ce qui l’entoure, y compris son mentor.
Un thriller nerveux qui mise sur la tension, la performance des acteurs et la confrontation entre une jeune étoile montante et une légende du cinéma.
Pour l’instant, aucune date de sortie n’a été confirmée.
2026, ce n’est pas juste la suite de Wednesday. C’est l’année où Jenna Ortega nous montre qu’elle veut autre chose que ce qu’on attend d’elle.
Avec Klara et le Soleil, elle joue un rôle central, délicat, qui peut marquer un tournant artistique.
Avec The Gallerist, elle se lance dans une satire plus mature, acide, le type de film qu’on voit sur les tapis rouges et qui prouve qu’elle peut jouer dans la cour des grands.
Avec The Great Beyond, elle choisit un projet intrigant et audacieux, qui pourrait bien marquer un tournant dans sa carrière — ce genre de film dont on se souvient parce qu’il fait voir l’actrice sous un autre jour.
Et avec Shutout, elle passe à quelque chose de plus âpre et direct : la compétition, l’ambition, la montée en puissance, face à Robert De Niro — un face-à-face qui promet des étincelles et un rôle qui pourrait surprendre tout le monde.
Au final, la vraie question, ce n’est pas de savoir quel film va cartonner le plus. C’est plutôt : lequel va révéler la vraie Jenna Ortega ? Pas seulement une actrice de teen series mais une comédienne qui refuse de se laisser enfermer dans une case.
