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Films de Jenna Ortega en 2026 : l'année qui pourrait redéfinir sa carrière ?
Après Wednesday, Jenna Ortega aurait pu surfer sur la vague. Elle a préféré tout miser sur la diversité : science-fiction, thriller psychologique, comédie noire… 2026 en est la preuve.
Elle enchaîne les projets qui l’éloignent de son titre de « Scream Queen » : auteurs reconnus, univers de genre, partenaires de jeu qui pèsent lourd.
Je passe en revue les films confirmés de Jenna Ortega prévus en 2026 : détails sur l’intrigue, le casting, le tournage et ce que ces choix révèlent de sa carrière.
Sommaire
The Gallerist
Voilà un film qui fait déjà beaucoup parler de lui, et pour cause. The Gallerist est une satire mordante du milieu de l’art contemporain, réalisée par Cathy Yan (la cinéaste derrière Birds of Prey), avec un casting digne d’une soirée VIP à Art Basel : Natalie Portman, Jenna Ortega, Sterling K. Brown, Zach Galifianakis, Da’Vine Joy Randolph, Catherine Zeta-Jones, Daniel Brühl et même Charli XCX.
L’histoire suit Polina Polinski (Natalie Portman), la propriétaire d’une galerie de Miami au bord de l’implosion à l’approche d’un événement majeur à l’Art Basel. Les egos s’entrechoquent, les médias s’emballent et quand une œuvre un peu trop « réaliste » fait sensation, les gros requins du marché de l’art rappliquent. Bref, c’est le chaos total dans l’univers bling-bling et survitaminé de Miami.
Jenna Ortega incarne Kiki Gorman, l’executive director de la galerie — pas une simple assistante mais le véritable bras droit de Polina qui gère les urgences, la logistique et les catastrophes de dernière minute. Kiki a grandi dans le monde de l’art et sa tante (Catherine Zeta-Jones) est une marchande influente… tout juste sortie de prison. Quand tout s’effondre, elle devient la voix de la raison — celle qui tente de contenir les dégâts — tandis que Polina refuse de lever le pied, au risque d’aggraver la situation.
L’intrigue démarre quand l’odieux influenceur Dalton Hardberry (Zach Galifianakis) insiste pour obtenir une visite privée d’une exposition de l’artiste émergente Stella Burgess (Da’Vine Joy Randolph). Il ne se doute pas qu’il va bientôt mourir pour son art. Son corps devient alors le dernier casse-tête de Polina et Kiki. La mort de Dalton est délibérément annoncée, avec une montée en tension progressive, avant que le thriller comique et loufoque de Cathy Yan ne prenne rapidement de l’ampleur.
Tourné entre décembre 2024 et début février 2025, The Gallerist fera sa première mondiale au festival du film de Sundance le 24 janvier 2026, avant sa sortie en salles plus tard dans l’année. Sa sélection à Sundance suggère un film « prestige pop » : suffisamment grand public pour faire le buzz mais avec assez de piquant pour séduire les cinéphiles.
Pour Jenna Ortega, c’est un moment clé de sa carrière. Si The Gallerist marche bien, elle prouvera qu’elle peut tenir tête à Natalie Portman dans une satire adulte aussi facilement qu’elle cartonne dans l’horreur ou le fantastique. Portman elle-même l’a confirmé à Sundance, la qualifiant de « such a fucking great actress » — putain de super actrice — et ajoutant qu’elle est « so bright and so knowledgeable about film » — tellement brillante et cultivée en matière de cinéma — et « tellement investie et concentrée sur le plateau de tournage ».
The Great Beyond
Prépare-toi : J.J. Abrams revient en force avec The Great Beyond, un projet fantasy/aventure qui a longtemps circulé sous le titre de travail Ghostwriter avant de changer de nom.
L’intrigue ? Mystère total — et c’est exactement la marque de fabrique d’Abrams. Ce qu’on sait, c’est que c’est un gros film fantasy tourné entre le Royaume-Uni (notamment en Écosse) et les États-Unis, avec Glen Powell, Jenna Ortega, Emma Mackey et Samuel L. Jackson au casting. Rien que cette équipe, ça donne envie.
Le rôle de Jenna reste secret pour le moment mais en connaissant le style d’Abrams, on peut parier sur un personnage important dans l’histoire.
Une date de sortie circule — le 13 novembre 2026 — mais elle n’a pas encore été annoncée officiellement.
Cette stratégie, c’est du pur Abrams : tournage international, zéro info, plein de rumeurs et l’excitation qui monte petit à petit.
The Great Beyond pourrait bien être LE film qui la fait passer dans une autre dimension — celle des actrices capables de porter un gros film à succès mondial.
C’est son entrée affirmée dans le monde des blockbusters. Après Beetlejuice Beetlejuice, elle confirme qu’elle peut porter des films à gros budget — et ça pourrait changer pas mal de choses pour elle.
FUN FACT
C'est pour le tournage de « The Great Beyond » que Jenna a décoloré ses sourcils — un détail qui a immédiatement fait réagir les réseaux sociaux dès ses premières apparitions publiques. Le résultat est frappant : cela adoucit ses traits et lui donne un côté plus éthéré, un peu futuriste.
Ce qui est intéressant, c'est que ce n'était pas juste un délire esthétique personnel : c'était une décision prise pour le film, pour coller à l'univers et à son personnage. Mais apparemment, elle a tellement accroché qu'elle n'a pas fait machine arrière une fois le clap de fin donné. Elle a gardé les sourcils décolorés bien après, comme si « The Great Beyond » lui avait laissé une petite marque.
Au final, c'est un petit changement qui saute aux yeux et qui illustre bien où elle en est en ce moment — elle expérimente, se réinvente, ose et assume pleinement ces nouvelles versions d'elle-même, que ce soit à l'écran ou sur les tapis rouges.
Klara and the Sun
Klara and the Sun (adapté du roman de Kazuo Ishiguro) pourrait marquer un vrai tournant dans la carrière de Jenna Ortega. Ce n’est pas une science-fiction classique : c’est une histoire dystopique intime et contemplative, racontée du point de vue d’une intelligence artificielle — et ce qu’elle révèle de nous, les humains.
Le film raconte l’histoire de Klara, un robot « Artificial Friend » créé pour atténuer la solitude des humains. Acquise par une mère pour sa fille Josie, une adolescente lumineuse mais fragilisée par une maladie inconnue, Klara devient bien plus qu’un gadget technologique. Elle devient le cœur battant de leur foyer. À travers son regard naïf et sincère, le film explore l’attachement, la famille, la vulnérabilité — et pose une question bouleversante : peut-on vraiment aimer si on n’est pas humain ?
Jenna incarne Klara, le rôle-titre. C’est un vrai défi pour elle : fini les personnages intenses ou sarcastiques. Ici, tout passe par la retenue, une douceur étrange, une présence presque silencieuse. Il faut émouvoir avec presque rien — et c’est sans doute le rôle le plus exigeant qu’elle ait eu à jouer.
Le film est réalisé par Taika Waititi, sur un script de Dahvi Waller, avec un casting solide : Amy Adams (Chrissie, la mère de Josie), Mia Tharia (Josie), Simon Baker, Natasha Lyonne, Steve Buscemi, Aran Murphy et Harry Greenwood.
Le tournage s’est déroulé début 2024 en Nouvelle-Zélande (sous le titre provisoire Tears and Rain), avec des prises de vues à Wānaka (Silverlight Studios) et à Auckland. Le choix de décors naturels plutôt que d’univers ultra-tech laisse deviner une SF plus douce, plus poétique.
C’est LE point frustrant : Sony/3000 Pictures n’a toujours pas annoncé de date officielle. Point positif : le film a été classé PG-13 par la MPA, ce qui suggère qu’il est pratiquement finalisé — et donc vraiment en approche.
Si Klara and the Sun fonctionne, ça ne sera pas juste « un bon film de plus » : ce sera la preuve que Jenna peut porter un récit ambitieux, exigeant, très « cinéma d’auteur » — le genre de performance qui change la perception du public et de l’industrie.
Shutout
Après l’art contemporain, le blockbuster et la science-fiction, Jenna Ortega se lance dans un tout nouveau registre avec Shutout, un drame tendu et électrisant qui plonge dans l’univers impitoyable du billard et des paris illégaux.
Réalisé par David O. Russell sur un scénario d’Alejandro Adams, le film suit Jake Kejeune (Robert De Niro), l’un des derniers grands arnaqueurs du billard (pool hustler) — un art en voie de disparition, fait de coups brillants et de manipulations calculées. Après des années de hauts et de bas, Jake croise le chemin de Mia (Jenna Ortega), une jeune joueuse incroyablement douée. Impressionné par son potentiel brut, il décide de la former pour en faire une championne. Mais cette descente dans les parties clandestines à gros enjeux les confronte à un dilemme : jusqu’où aller pour gagner ? L’ambition dévorante de Mia finira-t-elle par se retourner contre celui qui l’a révélée ?
Mia est un personnage fascinant : un talent fou, une faim de victoire insatiable, une ascension fulgurante… mais aussi dangereusement capable de détruire ce qui l’entoure, y compris son mentor.
Un thriller nerveux qui mise sur la tension, la performance des acteurs et la confrontation entre une jeune étoile montante et une légende du cinéma.
Pour l’instant, aucune date de sortie n’a été confirmée.
2026, ce n’est pas juste la suite de Wednesday. C’est l’année où Jenna Ortega nous montre qu’elle veut autre chose que ce qu’on attend d’elle.
Avec The Gallerist, elle se lance dans une satire plus mature, acide, le type de film qu’on voit sur les tapis rouges et qui prouve qu’elle peut jouer dans la cour des grands.
Avec The Great Beyond, elle choisit un projet intrigant et audacieux, qui pourrait bien marquer un tournant dans sa carrière — ce genre de film dont on se souvient parce qu’il fait voir l’actrice sous un autre jour.
Avec Klara and the Sun, elle joue un rôle central, délicat, qui peut marquer un tournant artistique.
Et avec Shutout, elle passe à quelque chose de plus âpre et direct : la compétition, l’ambition, la montée en puissance, face à Robert De Niro — un face-à-face qui promet des étincelles et un rôle qui pourrait surprendre tout le monde.
Au final, la vraie question, ce n’est pas de savoir quel film va cartonner le plus. C’est plutôt : lequel va révéler la vraie Jenna Ortega ? Pas seulement une actrice de teen series mais une comédienne qui refuse de se laisser enfermer dans une case.
