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Olivia Rodrigo lance Daisy Chain Fields : son festival 100% féminin et engagé
Olivia Rodrigo ne se contente plus de remplir des stades, de sortir des albums qui donnent envie de hurler en voiture ou de transformer ses refrains en thérapie collective. En 2026, elle franchit un nouveau cap : elle lance Daisy Chain Fields, son propre festival de musique, construit autour d’une programmation féminine et d’un véritable engagement associatif.
La première édition aura lieu le samedi 29 août 2026 au Great Park d’Irvine, en Californie. Sur scène : Olivia Rodrigo, Chappell Roan, Doechii, Mitski, KATSEYE, Garbage, Bikini Kill, The Breeders, Santigold, Rachel Chinouriri, et plusieurs autres artistes. En invitées spéciales, le festival met aussi à l’honneur trois noms très symboliques : Stevie Nicks, Karen O et Sarah McLachlan.
Dit comme ça, on pourrait croire à un simple festival de pop stars avec une jolie affiche pastel. Sauf que Daisy Chain Fields porte une ambition plus précise : célébrer les femmes dans la musique, créer un espace de communauté et reverser les bénéfices nets à des organisations qui défendent les droits, la santé et l’avenir des femmes et des filles.
Autrement dit : des guitares, des refrains à chanter à pleins poumons, des marguerites… et un fond politique bien réel.
Sommaire
Daisy Chain Fields : le festival imaginé par Olivia Rodrigo
Daisy Chain Fields est un festival d’une journée, produit par C3 Presents et Live Nation. L’événement se tiendra sur deux scènes au Great Park d’Irvine, un vaste parc de Californie du Sud qui accueille de plus en plus de grands rendez-vous culturels.
La ville d’Irvine a d’ailleurs précisé que le festival investira plusieurs espaces du Great Park, dont Great Park Live, avec une capacité élargie pouvant atteindre 45 000 fans. Donc non : on n’est pas sur une petite scène au fond d’un champ, avec trois guirlandes et une enceinte Bluetooth.
Les portes ouvriront à 10h30 et la fin est prévue à 22h, selon les informations publiées par l’organisation. En revanche, le planning détaillé des concerts n’est pas encore disponible. Pour l’instant, on connaît le line-up (la liste des artistes) mais pas encore l’ordre de passage ni les horaires de chaque artiste.
Une programmation féminine mêlant pop, rock et héritage punk
L’un des principaux arguments de Daisy Chain Fields, c’est évidemment son affiche. Le festival met en avant une programmation composée d’artistes femmes et de groupes menés par des femmes.
Au programme :
Olivia Rodrigo, Bikini Kill, Chappell Roan, Die Spitz, Doechii, Eli, Garbage, KATSEYE, Mitski, Not For Radio, Quiet Light, Rachel Chinouriri, Santigold et The Breeders.
À cela s’ajoutent trois invitées spéciales : Stevie Nicks, Karen O et Sarah McLachlan.
Ce qui rend l’affiche intéressante, ce n’est pas seulement le nombre de têtes d’affiche mais le mélange des générations et des univers. Olivia Rodrigo y côtoie des artistes pop très actuelles comme Chappell Roan, Doechii ou KATSEYE, des figures alternatives comme Mitski et Rachel Chinouriri et des groupes nettement plus rock comme Garbage, The Breeders ou Bikini Kill.
La présence de Bikini Kill est particulièrement marquante. Le groupe mené par Kathleen Hanna est associé au mouvement riot grrrl, un courant punk féministe né dans les années 1990. En les programmant aux côtés d’artistes pop plus récentes, Olivia Rodrigo crée un pont entre plusieurs générations de musiciennes qui ont fait bouger les lignes.
Et c’est exactement l’esprit qu’elle semble vouloir donner au festival : quelque chose de joyeux, communautaire mais pas lisse pour autant.
Le festival Lilith Fair : l’inspiration derrière le projet
Olivia Rodrigo a expliqué que Daisy Chain Fields s’inspire directement de Lilith Fair, le festival lancé par Sarah McLachlan à la fin des années 1990.
À l’époque, Lilith Fair portait une idée simple mais puissante : prouver qu’un festival mené par des femmes pouvait attirer un large public. Le projet avait réuni des artistes comme Sheryl Crow, Tracy Chapman, Erykah Badu, Fiona Apple ou encore Missy Elliott, à une période où l’industrie musicale doutait encore fortement de la capacité des femmes à porter une affiche.
Presque trente ans plus tard, Olivia reprend cet héritage à sa manière.
Dans son entretien avec Good Morning America, elle a raconté que Sarah McLachlan avait été la première personne qu’elle avait appelée lorsqu’elle a décidé de lancer le festival. Un détail qui donne tout de suite plus de poids à sa démarche : Daisy Chain Fields ne se contente pas de s’inspirer de Lilith Fair, il en revendique clairement la filiation.
Sarah McLachlan sera d’ailleurs présente comme invitée spéciale. Et selon Olivia Rodrigo, elle devrait même chanter avec elle pendant le festival. Oui, tu peux déjà imaginer le moment émotionnel en plein milieu de la journée.
Pourquoi le nom « Daisy Chain Fields » ?
Le nom du festival n’a pas été choisi au hasard. Olivia Rodrigo a expliqué qu’elle imaginait des filles assises sous un arbre, en train de fabriquer des couronnes de fleurs, des bracelets d’amitié et des chaînes de marguerites.
L’image est très « Olivia Rodrigo » : douce, un peu nostalgique, presque adolescente. Mais derrière le côté bucolique, l’idée est plus forte. Une marguerite seule peut sembler fragile, alors qu’une chaîne de marguerites devient un symbole de lien, de solidarité et de collectif.
Le message est assez clair : Daisy Chain Fields veut montrer que les femmes n’ont pas besoin d’être mises en compétition permanente pour exister. Elles peuvent créer ensemble, se soutenir, partager la scène et construire quelque chose de plus grand qu’elles.
Et, honnêtement, dans une industrie musicale qui adore encore opposer les chanteuses entre elles, ce n’est vraiment pas anodin.
Un festival caritatif… avec une nuance importante
Daisy Chain Fields est présenté comme un festival à but caritatif. Plus précisément, les bénéfices nets de l’événement seront reversés à des associations qui défendent les femmes et les filles.
La nuance est importante : cela ne veut pas dire que tout l’argent des billets est reversé directement. Comme pour n’importe quel festival, il faut d’abord couvrir les coûts d’organisation, de production, de sécurité, de logistique, de location, etc. Ce sont donc les bénéfices restants qui iront aux organisations partenaires.
Olivia Rodrigo a aussi précisé que les artistes à l’affiche participent sans tirer de profit de leur prestation. C’est un signal fort, surtout pour une affiche de cette ampleur.
Les associations soutenues couvrent plusieurs sujets : droits reproductifs, santé maternelle, violences sexistes, justice économique, défense des travailleuses, accès aux soins et égalité de genre.
Parmi les partenaires annoncés, on retrouve notamment Baby2Baby, Black Mamas Matter Alliance, Center for Reproductive Rights, FreeFrom, Jhpiego, Johns Hopkins Center for Indigenous Health, National Domestic Workers Alliance, National Institute for Reproductive Health, National Women’s Law Center et Planned Parenthood.
Le festival prévoit aussi des activations associatives, des ressources éducatives, des expériences artistiques, des vendeuses locales, des pop-ups pour les fans et des installations immersives.
L’idée n’est donc pas seulement d’aller voir Olivia chanter, pleurer un peu sur une ballade et rentrer chez soi avec un tote bag : les festivaliers pourront aussi découvrir concrètement, sur place, les causes soutenues.
Daisy Chain Fields prolonge l’engagement d’Olivia Rodrigo
Ce festival s’inscrit dans la continuité de l’engagement d’Olivia Rodrigo ces dernières années.
Lors de sa tournée GUTS World Tour, elle avait lancé le Fund 4 Good, une initiative destinée à soutenir l’éducation des filles, les droits reproductifs et la lutte contre les violences sexistes. Une partie des recettes de la tournée était reversée à ce fonds, avec des partenaires différents selon les territoires.
Aux États-Unis, Olivia avait notamment travaillé avec des organisations liées à l’accès aux soins reproductifs. Au Canada, elle avait soutenu Women’s Shelters Canada et, en Europe, l’organisation Women Against Violence Europe.
Avec Daisy Chain Fields, elle pousse l’idée encore plus loin : l’engagement n’est plus seulement une extension de sa tournée, il devient le cœur d’un événement entier.
C’est sans doute ce qui rend le projet plus crédible. Le festival ne tombe pas de nulle part : il s’inscrit dans une trajectoire déjà visible chez Olivia Rodrigo, entre pop star ultra-mainstream et artiste qui utilise sa plateforme pour aborder des sujets politiques, sans transformer chaque prise de parole en discours interminable.
Billetterie : Daisy Chain Fields est déjà complet (liste d’attente en cours)
Sans surprise, le festival semble avoir suscité beaucoup d’intérêt. À ce jour, le site officiel indique que les billets sont sur liste d’attente.
Côté tarifs, Daisy Chain Fields se situe clairement dans la catégorie des festivals premium. Sur la billetterie officielle, les prix démarrent à 255 dollars, hors frais éventuels.
- General Admission (255 dollars) : billet d’entrée classique. Il donne accès au festival et aux concerts, sans avantages particuliers ni zones réservées
- GA+ (355 dollars) : formule améliorée, pensée pour plus de confort sur place. Elle inclut généralement des accès à des espaces dédiés et des services supplémentaires par rapport au billet standard
- VIP (505 dollars) : option plus premium, avec des zones réservées et des avantages exclusifs, selon les conditions détaillées par l’organisation
- Pit Viewing (1 255 dollars) : l’option la plus chère, pour les fans qui veulent un accès privilégié près de la scène. C’est le billet pour vivre le festival au plus près des artistes
Pour les fans français, il faut évidemment ajouter à ces montants le voyage, l’hébergement, les transports sur place et les frais de billetterie. Daisy Chain Fields ressemble donc davantage à un véritable séjour musical en Californie qu’à une simple sortie concert.
Pour l’instant, aucune édition européenne ni diffusion en streaming n’a été annoncée.
Pourquoi Daisy Chain Fields est un lancement à suivre ?
Daisy Chain Fields coche beaucoup de cases : une programmation impressionnante, une identité forte, une inspiration historique claire et une cause caritative assumée.
Mais ce qui rend le projet vraiment intéressant, c’est qu’Olivia Rodrigo ne se contente pas de glisser un « girl power » entre deux chansons. Elle construit un événement qui met en avant des artistes de générations différentes, des associations concrètes et une idée simple : la musique peut aussi servir à créer du lien.
Reste à voir si Daisy Chain Fields deviendra un rendez-vous régulier ou si cette première édition restera un événement unique. Mais pour un lancement, Olivia Rodrigo frappe fort.
Avec Chappell Roan, Doechii, Mitski, Stevie Nicks, Karen O, Sarah McLachlan et Bikini Kill, l’affiche a déjà des allures de l’un des festivals les plus marquants de l’été 2026.
Et si Daisy Chain Fields tient ses promesses, Olivia Rodrigo pourrait bien réussir quelque chose de rare : transformer un festival de pop star en véritable moment culturel.
